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Le surfaçage radiculaire est le soin central du traitement de la parodontite : il consiste à nettoyer en profondeur les racines des dents, sous la gencive, là où la brosse à dents ne peut pas aller. C’est aussi un acte dont le prix surprend souvent, d’autant qu’il est rarement remboursé. Voici comment il est facturé, ce qui fait varier son tarif et dans quels cas la Sécurité sociale et la mutuelle peuvent le prendre en charge.

Si vous souhaitez d’abord comprendre comment se déroule le soin lui-même, consultez notre guide sur le saignement des gencives et le surfaçage radiculaire.

Comment est facturé un surfaçage radiculaire ?

Pour les soins des gencives, la bouche est divisée en six zones appelées sextants : trois au maxillaire et trois à la mandibule. Le surfaçage radiculaire est facturé par sextant traité. Le prix total dépend donc avant tout du nombre de zones atteintes par la parodontite : une forme localisée peut ne concerner que deux sextants, tandis qu’une parodontite généralisée nécessite souvent de traiter la bouche entière.

Le surfaçage s’inscrit rarement seul dans un plan de traitement. Il est généralement précédé d’un bilan parodontal, qui permet de mesurer la profondeur des poches et de déterminer les zones à traiter, et suivi d’une réévaluation quelques semaines plus tard pour vérifier la cicatrisation des gencives.

Selon l’étendue de la maladie et le confort du patient, les sextants sont traités en une ou plusieurs séances. Au cabinet, le traitement se déroule le plus souvent en une à quatre séances, chacune consacrée à une partie de la bouche, par exemple une demi-mâchoire.

Combien coûte un surfaçage radiculaire ?

Le surfaçage radiculaire est un acte à honoraires libres : chaque praticien fixe son tarif, qui doit figurer sur le devis remis avant le traitement. À titre indicatif, comptez entre 96 et 180 euros par sextant.

Au cabinet du Docteur Vimazal, un traitement parodontal complet, comprenant le bilan, les séances de surfaçage et la réévaluation, se situe entre 450 et 2000 euros selon que la parodontite est débutante ou avancée. Ce n’est pas un prix standard : chaque situation fait l’objet d’un devis détaillé et expliqué. Pour une vue d’ensemble des étapes et du budget d’un traitement de la parodontite, consultez notre article combien coûte un traitement parodontal ?

Qu’est-ce qui fait varier le prix ?

Plusieurs éléments expliquent l’écart de tarif d’un patient à l’autre :

  • Le nombre de sextants à traiter, qui reste le premier facteur de prix.
  • La sévérité de la parodontite : des poches profondes et un tartre sous-gingival abondant demandent davantage de temps par zone.
  • Le nombre de séances nécessaires pour traiter l’ensemble des zones dans de bonnes conditions.
  • Les actes associés : bilan parodontal, réévaluation, et parfois un traitement complémentaire si certaines poches ne se sont pas suffisamment refermées.
  • Le suivi après le traitement : les séances de maintenance parodontale, indispensables pour éviter les récidives, sont facturées à part.

Le principal levier d’économie reste la précocité : une parodontite dépistée tôt touche moins de zones et se traite plus simplement, donc pour un coût moindre. C’est l’une des meilleures raisons de ne pas laisser durer des gencives qui saignent.

Le surfaçage radiculaire est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Dans la grande majorité des cas, non. L’acte de surfaçage radiculaire sur un sextant n’est pas inscrit parmi les actes remboursables par l’Assurance Maladie : il reste entièrement à la charge du patient, ou de sa mutuelle selon son contrat.

L’exception des patients en affection de longue durée (ALD)

Il existe toutefois un dispositif de prise en charge pour certains patients dont la maladie chronique est étroitement liée à la santé des gencives. Mis en place en 2019 pour les personnes diabétiques, il a été étendu en février 2024 à six affections de longue durée :

  • le diabète de type 1 et de type 2 ;
  • la maladie coronarienne ;
  • certaines cardiopathies graves ;
  • les déficits immunitaires primitifs et l’infection par le VIH ;
  • la polyarthrite rhumatoïde ;
  • la spondylarthrite grave.

Pour ces patients, l’Assurance Maladie prend en charge, tous les trois ans, un bilan parodontal et un traitement parodontal initial non chirurgical (l’assainissement parodontal), ainsi qu’un traitement complémentaire si nécessaire. Les phases chirurgicales et les séances de maintenance restent en revanche non remboursées. La prise en charge est soumise à des conditions précises : le chirurgien-dentiste vérifie avec vous votre éligibilité avant d’établir le devis. Nous détaillons les ALD concernées, les tarifs et les démarches dans notre article parodontite et ALD : vos soins de gencives remboursés à 100 %.

Ce dispositif n’est pas un hasard : le lien entre parodontite et diabète est particulièrement bien documenté, l’une et l’autre maladie pouvant s’aggraver mutuellement. Nous l’expliquons en détail dans notre article sur la parodontite et la santé générale.

Et la mutuelle ?

De nombreuses complémentaires santé prévoient une prise en charge des soins parodontaux, mais les garanties varient beaucoup d’un contrat à l’autre. Un point mérite une attention particulière : lorsqu’une garantie est exprimée en pourcentage de la base de remboursement de la Sécurité sociale (par exemple « 300 % BR »), elle ne couvre rien sur un acte non remboursable, puisque cette base est nulle. Ce qui compte, c’est l’existence d’un forfait dédié à la parodontologie ou aux actes hors nomenclature.

Le plus sûr est de transmettre le devis détaillé à votre mutuelle avant de commencer le traitement, afin d’obtenir une estimation écrite de son remboursement et de connaître votre reste à charge.

Votre traitement parodontal à La Garenne-Colombes

Le Docteur Silviya Vimazal, qui a une pratique particulière de la parodontologie, vous reçoit au 12 rue Voltaire à La Garenne-Colombes, proche de Courbevoie et de La Défense. Après un bilan parodontal, elle vous remet un devis détaillé, sextant par sextant, et vous indique si vous pouvez bénéficier d’une prise en charge.

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